[MANGA] Children

On repart à nouveau dans les mangas avec Children de Miu Miura, aux éditions Omaké Books et malheureusement, ce ne sera pas la chronique la plus agréable à écrire ! On est dans un seinen excessivement gore ce qui n’est pas pour me déplaire d’habitude. J’aime habituellement beaucoup les mangas de cette maison d’édition, notamment Le Perce-neige qui traitait du harcèlement scolaire. Comme ce dernier, Children se termine en deux tomes. Et ce n’est pas plus mal… Ou au contraire, c’était peut-être trop court ! Enfin, parlons-en…

Source : https://www.geekgeneration.fr/children-de-miu-miura-le-10-septembre-2020-aux-editions-omake-manga/

L’HISTOIRE.
Je vais commencer par évoquer le 1er tome : j’ai beaucoup aimé l’histoire, et j’avais hâte de lire la suite car il y avait de nombreuses questions en suspens. Tôru, le personnage principal pense qu’il va jouer au babysitter dans un orphelinat tout à fait lambda, malheureusement, ce n’est pas tout à fait le cas. Il tombe dans un endroit qu’on peut clairement qualifier de maudit : les enfants agissent bizarrement, et… Surprise ! Ils découpent tous les adultes qu’ils trouvent.
Bon admettons, du coup, jusque-là, ça allait, je trouvais l’histoire vraiment agréable à lire, j’avais beaucoup de questions, puis est arrivé le 2nd tome et là, pour ma part, ça a été la catastrophe. L’histoire est devenue rapidement incompréhensible, en plus des nombreuses coquilles qui apparaissent dans le manga papier. (Et elles sont vraiment difficiles à louper : il manque des mots, il y a des fautes, bref, quelque chose que je ne supporte pas dans un manga…) Tôru se transforme littéralement au cours de ce tome. Et pour une fois, je n’ai pas l’impression de me faire berner, mais clairement d’être prise pour une idiote. J’ai eu la sensation qu’on essayait de se débarrasser de la série…

LES PERSONNAGES.
Ils sont très nombreux, et c’est probablement ce qui m’a posé le plus de problèmes dans le 2nd tome et pas dans le premier. On ne sait plus qui est qui, on en apprend pas assez sur les différents enfants. On s’étale sur certains d’entre eux mais pas du tout sur les autres et j’ai trouvé ça dommage. Mon côté fleur bleue appréciait beaucoup le personnage de Tôru, et de la directrice. J’ai tendance à penser qu’il y a du bon en chacun des personnages dans ce genre de manga, mais ça part vraiment en vrille par la suite… J’ai l’habitude des mangas qui créent le malaise, mais pas à ce point, et pas de cette façon. C’est dommage, car les personnages des enfants sont attachants malgré la violence dont ils font preuve.

Source : https://www.manga-news.com/index.php/report/Children/2

LES GRAPHISMES.
En revanche, s’il y a bien quelque chose que je ne peux pas critiquer, c’est bien le dessin de notre mangaka. Je les trouve fluides, agréables et les personnages sont extrêmement bien dessinés. On navigue entre kawai et horreur, et c’est amené de manière à ce que le lecteur soit perturbé, et ça fonctionne !

EN BREF.
Un manga dont j’ai apprécié le premier tome, mais pas du tout le second… C’est dommage, il y avait du potentiel, mais ça donne vraiment la sensation qu’on a fait en sorte de terminer la série au plus vite. Une déception pour ma part… Dommage.

Note : 1 sur 5.

La lecture numérique : bonne ou mauvaise idée ?

Source : https://www.liseuses.net/kobo-ou-kindle/

Cette fois-ci, je viens vous parler de lecture numérique, même si je dois avouer que je ne suis pas une amatrice dans le domaine. Je viens donc de me faire un cadeau de moi à moi : Une Kobo Libra H2O après avoir passé 6 ans avec une Kindle Paperwhite. Je vous ferai une revue sur la Kobo dans un autre article. La Kindle Paperwhite étant très bien aussi, en ce qui me concerne, je souhaitais juste un écran plus grand, une liseuse plus légère, et des boutons me permettant de tourner les pages à une main.

LA LISEUSE : NOUVEL ACCESSOIRE DE LECTURE.
En effet, j’ai commencé par prendre une liseuse il y a maintenant 6 ans, presque 7, parce que je n’avais pas les moyens, en tant que jeune étudiante de prépa, de me payer tous les livres que je souhaitais. Ma première paie est donc partie dans une liseuse à environ 120e si mes souvenirs sont bons ! (Que voulez-vous, la vieillesse fait des ravages.) Cela m’a permis de lire bien plus qu’avant, étant donné que les formats Kindle et Ebooks sont moins chers. Je regrettais juste de ne pas pouvoir lire de mangas et de BDs dessus. (Ca ne se faisait pas encore trop avant.)

LIRE DES ROMANS, D’ACCORD MAIS DES MANGAS ET DES BDs ?
C’est en partie pour cela que je suis passée sur la Kobo avec son écran plus grand, même si j’ai hésité avec la Vivlio Color, je vous expliquerai dans l’article revue pourquoi je n’ai pas pris celle-ci. Maintenant, il est possible de lire des mangas et des BDs de bonne qualité, sans vous tuer les yeux, sur les liseuses. Tout simplement parce que les écrans sont plus grands et que les formats CRZ notamment, ont été adaptés. C’est donc maintenant plutôt simple de pouvoir les lire sur une liseuse, et c’est ce que je fais très régulièrement.

CA NE TE FATIGUE PAS DE LIRE SUR UN ECRAN ?
Hé bien non. C’est la chance de la liseuse : il ne s’agit pas tout à fait d’un écran lambda puisque nous n’avons pas de lumière bleue sur une liseuse. Il s’agit d’une encre électronique. De plus, vous pouvez lire en pleine nuit sans déranger Monsieur ou Madame grâce au rétroéclairage réglable. Pour le coup, je trouve la lecture vraiment agréable grâce à ses différents réglages, et c’est aussi pour cela que je ne lis pas sur tablette ou téléphone : j’ai rapidement mal aux yeux depuis mes études, et d’autant plus depuis que je suis devenue professeur, mais c’est quelque chose qui est plus que limité lorsque je lis sur liseuse.

DONC TU NE LIS PLUS SUR PAPIER ?
Si ! Je lis même beaucoup plus depuis que j’ai eu une liseuse (et un salaire.) Je garde mon livre papier pour la plage, je déteste emmener ma liseuse. Elle a beau être waterproof (pour la nouvelle) ça reste un gadget électronique et je ne suis pas certaine qu’elle apprécie la chaleur et le sable. En revanche, ça me permet, dans les transports en commun par exemple, d’avoir plus d’un livre sans avoir le poids qui va avec. Pas de panne de lecture parce que je n’ai pas ce qu’il faut sous la main. Mais il est vrai que quand je suis chez moi, en pleine journée, je préfère lire mes romans et mes mangas en papier.

Il y a de nombreuses raisons de préférer la lecture sur papier, et je suis tout à fait d’accord avec tout ça. En revanche, il y a aussi de nombreuses raisons de choisir une liseuse, que ce soit pour la vie de tous les jours ou pour certaines situations.

Et vous ? Vous lisez sur liseuse ? Vous avez laquelle ?
Si non, pourquoi ?

[MANGA] Mauvaise Herbe

Voilà longtemps que je n’avais pas fait une chronique plus littéraire. Je tenais à vous présenter Mauvaise Herbe de Keigo Shinzo. C’est un manga édité par les éditions Le lézard noir que j’apprécie particulièrement pour ces titres qui sortent de l’ordinaire. Dans ce manga, on rencontre Shiori, une lycéenne fugueuse, et c’est Yamada, un policier, qui va tenter de l’aider.

LES GRAPHISMES.
J’ai été particulièrement happée par les dessins du mangaka. Ils sont très réalistes et je les trouve vraiment travaillés d’autant plus pour un manga qui aborde les tranches de vie et la facette sombre du Japon. Pour ma part, ils suscitent vraiment une émotion précise à chaque fois, que ce soit pour notre jeune personnage principale, ou pour notre policier.

L’HISTOIRE.
L’histoire est particulièrement dure à lire, surtout étant donné les sujets qui y sont traités : l’abandon, la violence, les jeunes filles mineures qui cherchent un moyen d’échapper à leur vie, la perte d’un enfant. J’ai les deux premiers tomes et je n’ai clairement pas été capable de les lire les uns à la suite, même si j’admets qu’après la lecture du second tome, si j’avais eu la troisième sous la main, je l’aurais probablement dévoré dans la foulée. Le suspense est insoutenable. Je déconseille malgré tout ce manga aux personnes sensibles sur la maltraitance, animale comme enfantine.

LES PERSONNAGES.
En ce qui concerne les personnages, j’ai été touchée par l’histoire de Shiori, mais je reste partagée. A la fois, elle me fait de la peine, elle vit des choses tellement compliquées, mais j’ai aussi du mal à la supporter parfois. Elle est très froide, et à la fois, elle ne veut pas vraiment se laisser aider. Je comprends ce qu’a voulu faire le mangaka, mais du coup ça me perturbe à chaque fois.
Pour Yamada, j’ai été tout aussi perturbée par ce personnage qui veut aider cette jeune fille et qui a perdu la sienne. J’hésite entre la compassion, la peine, et parfois une sensation étrange : il tente de combler le manque en aidant une autre fille. C’est la raison pour laquelle j’ai du mal à être d’accord avec son geste : l’aurait-il aidée si elle n’était pas sa fille ?

EN BREF.
C’est un manga tranche de vie particulièrement efficace, agréable à lire et qui donne à réfléchir, mais il n’est pas à laisser entre toutes les mains.

Note : 4 sur 5.

Est-ce que vous connaissez ce manga ? Est-ce qu’il vous tente ? Et vous, qu’est-ce que vous avez pensé des personnages ?

Overcooked 2 !

Source : https://www.nintendo.fr/Jeux/Nintendo-Switch/Overcooked-2-1388792.html

Décidément, je ne vous montre que des jeux qui sont là pour briser vos couples et vos amitiés ! Overcooked c’est le jeu qui s’arrache depuis un petit moment chez les enfants et les adolescents. Enfin, ça, c’est ce que je croyais avant de m’y mettre…

Une fois n’est pas coutume, on est sur un jeu massivement multijoueur : en local, en ligne, faites bien comme vous le voulez, mais je vous déconseille fortement de tenter cette aventure tout seul ! Vous allez devoir cuisiner et envoyer des plats pour sauver le royaume oignon ! C’est d’une importance capitale, vous n’imaginez même pas. Le pire dans tout ça ? Je suis absolument sérieuse et ce jeu n’est pas aussi simple que son côté mignon ne pourrait le laisser penser !

Ca brûle de partout, ça court dans tous les sens, et en plus ça manque la moitié des ingrédients !

Vous pouvez jouer à ce jeu sur :
PC : Steam sera votre meilleur ami au prix de 22,99e.
Switch : 24,99e. (PROMOTION : 12,49e jusqu’au 15/04/21)
Playstation : 24,99e

En d’autres termes : ce jeu est disponible sur les plus grandes plateformes pour votre plus grand bonheur ! Je vous conseille grandement de jouer à la manette, peu importe la console / le pc que vous choisissez, ça vous évitera de vous arracher les cheveux. (Oui, c’est du vécu.)

GRAPHISMES.
Je suis une enfant, et j’ai adoré les petits personnages et les graphismes. Les chefs avec les têtes d’animaux sont clairement les meilleurs si vous voulez mon avis ! Le jeu est très agréable à regarder, en revanche, attention à ne pas jouer sur un écran trop petit qui vous fera rapidement mal oculairement parlant car vous n’aurez pas le temps de cligne des yeux ! Vous avez des sushis à faire ! Non mais.

CROSS-PLAY
La dernière version Overcooked! All you can eat vient effectivement de sortir en mars 2021, en cross-play si ça vous tente ! En revanche, ce n’est pas le cas pour Overcooked! 2.

STRATEGIE ET CHAOS
Voilà deux mots qui règnent en maître sur ce jeu. Vous allez devoir communiquer si vous jouez en multijoueur, et bien vous entendre ! Les niveaux ne sont pas faciles, et tout est fait pour semer le chaos le plus incroyable. Les plus fins stratèges seront servis. Vous pouvez également jouer en mode duel si vous ne tenez pas à vos proches ! Ou encore si vous voulez créer des fous rires pendant une soirée, attention, certains vont bouder. (Oui, c’est mon cas.)

En bref, c’est un jeu qui m’a beaucoup plu et que je risque de saigner pendant encore bien des heures. Je vous souhaite de trouver LA personne avec qui vous allez pouvoir jouer à ce jeu pendant des heures, ce n’est pas forcément évident. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce jeu, et notamment de sa nouvelle version.

Note : 5 sur 5.

Ecrire pour exister

Je vous présente ce qui est probablement un de mes films préférés, puisqu’il s’agit d’Ecrire pour exister, réalisé par Richard LaGravenese, avec Hillary Swank qui joue le personnage principal, et Patrick Dempsey. Le film est paru en 2007 sous le titre : Freedom Writers. Il s’agit d’une histoire vraie, un drame, qui dure 2h00 et que vous pouvez retrouver actuellement sur Netflix. (TOUDOUM !)

carmenestrellas | Freedom writers, Movie scenes, Movie tv
Madame, je serai chanceux si j’atteins 18 ans. C’est la guerre pour nous dehors. On aura de la chance si on est encore en vie demain.

L’HISTOIRE.
Pour résumer : Hillary Swank incarne Erin Gruwell, une jeune professeure de littérature, envoyé dans un lycée réputé difficile car les élèves passent la majorité de leur vie entre les guerres de gangs plutôt qu’à lire du Shakespeare. Elle décide de les prendre en charge, à l’aide du Journal d’Anne Frank, suite à un incident qui a mis le feu aux poudres et a permis également d’ouvrir le dialogue avec cette classe.

ECRIRE POUR EXISTER : UNE ŒUVRE INTEMPORELLE - CYM PRESS

UN FILM À VOIR ABSOLUMENT.
L’histoire est tout simplement incroyable, d’autant plus lorsque l’on sait qu’il s’agit d’une histoire vraie. Hillary Swank est exceptionnel dans son rôle, au même titre que les élèves. Certains ont d’ailleurs joué leur propre rôle à la fin du film pour l’anecdote. Ce film m’a énormément touchée. Je l’ai vu bien avant de devenir professeur, je devais être au collège ou au lycée pour tout vous dire, et je n’avais pas du tout choisi d’être prof, même si, maintenant, avec le recul, je pense que ce film m’a beaucoup influencée. J’aime beaucoup les lieux et les sujets abordés : le lycée, la pédagogie, la littérature, la Seconde Guerre Mondiale, et surtout le Journal d’Anne Frank. J’ai moi-même proposé cette lecture, et ce film, il y a quelques années, à mes 3èmes. Il aborde tellement de sujets importants sur l’importance de la lecture, de l’écriture, et sur l’investissement que certains profs portent à leurs élèves. L’histoire est touchante à tous les points de vue.

Ecrire pour exister • 2007 • Film • US • - Sore.Dake Fansub
Je sais qui tu es. Tu m’entends ? Je peux le voir. Je peux voir qui tu es et tu n’es pas un échec.

UNE BANDE-SON ATTRAYANTE.
Si vous êtes fan de rap US, vous trouverez probablement votre bonheur dans ce film ! 2PAC est très présent, ainsi que Will.I.Am. Je suis une grande fan de ces classiques indémodables et indétrônables. Cette bande-son a le mérite d’attirer les plus jeunes, les ados, comme les adultes ! Elle apporte un vrai plus au film, on sent que les musiques n’ont pas été choisies au hasard.

LES PERSONNAGES.
En dehors du personnage d’Erin Gruwell, dont je vous ai déjà parlé, j’ai été extrêmement touchée par le personnage d’Eva, personnage principal après Erin. Il s’agit de l’élève qui se retrouve au milieu de la tourmente conduite par un meurtre. J’ai aussi beaucoup aimé les personnages de Marcus et Jamal, deux élèves qui se révèlent au fur et à mesure du film. Ils sont particulièrement touchants, et leur histoire est prenante. Et bien sûr, ce film n’aura pas pu être parfait sans le personnage de Margaret, interprété par Imeda Staulton, et si vous n’avez pas la référence… Il s’agit de Dolores Ombrage ! Et elle est tout aussi détestable ici.

En bref, un excellent film, je ne cesse de le répéter, si vous ne l’avez pas encore vu, je sais qu’il commence à dater un peu, mais foncez. C’est un énorme coup de cœur.

Note : 5 sur 5.

Si vous connaissez ce film, n’hésitez pas à donner votre avis en commentaire, j’adore en parler étonnamment…

Le souffle court

Edition : Les enfants rouges – Collection : Absinthe – Date de parution : Septembre 2011 – Pages : 177 – Genre : BD / Romance / Drame

IL N’Y A PAS DE RÉSUMÉ.
Hé non ! Pas de résumé pour cette fois-ci, car je ne veux pas vous révéler l’intrigue. Tout ce que je dirai, c’est qu’il s’agit d’une jeune femme qui travaille dans un bar, qui décide d’inviter un des habitués de celui-ci à une soirée. Ensuite, il se passera ce qu’il se passera !

J’AI AIMÉ.
J’ai beaucoup apprécié les dessins de cette BD, alors qu’elle est pourtant en noir et blanc, ce que j’apprécie moyennement d’habitude. J’ai trouvé que cela donnait plus de profondeur aux personnages, notamment parce que l’histoire est racontée à l’aide d’une double narration que je vous laisse découvrir, et qui apporte vraiment un plus, et le fin mot de l’histoire, chose que je n’apprécie habituellement pas dans les romans : lorsque la même scène est racontée de deux visions différentes. Je n’aime pas relire ce que j’ai déjà lu en partie, ou partiellement. L’histoire est à la fois stressante et douce, c’est vraiment une jolie BD, avec une histoire qui prend aux tripes car tellement proche de notre propre vie. J’ai passé un moment très agréable. Il y a peu de dialogue, et pourtant, de nombreux sentiments s’en dégagent.

LE SEUL REPROCHE.
Effectivement, j’ai malgré tout un tout petit reproche à faire sur le manque de détails. J’aurais voulu en savoir davantage sur les personnages. C’est mon petit côté commère qui parle ! Je vous laisse lire la BD, vous comprendrez probablement de quoi je parle à la toute fin de cette histoire.

Note : 4 sur 5.

Vous connaissez cette BD ? Est-ce que vous aussi vous avez eu l’impression qu’il manquait un petit truc ?

Love Her Wild

Source : Aubonheurdeslettres ©

Auteur : Atticus __ One Shot __ Edition : Michel Lafon __ Date de parution : Novembre 2018 __ Genre : Poésie __ Pages : 236.


QU’EST-CE QUE  » LOVE HER WILD  » ?
Il s’agit d’un livre, édité par Michel Lafon, où on retrouve de la poésie contemporaine. Atticus s’est fait majoritairement connaître sur Instagram où vous pouvez le retrouver sous le pseudo Atticusxo. Il parle d’amour, et de liberté, majoritairement. Les trois mots du titre sont d’ailleurs les trois parties présentes dans ce livre. Depuis, il a notamment publié : The dark between stars et The truth about magic, mais si je ne me trompe pas, ils n’ont pas encore été traduits en français.

JE N’AIME PAS LA POESIE.
Pourtant j’ai apprécié lire ce recueil, très contemporain, très simple et pourtant très juste également. On retrouve les trois catégories dont je vous parlais : Love, Her et Wild. J’ai clairement ma préférence pour la catégorie  » Her « . En revanche, j’ai beaucoup moins apprécié la catégorie  » Wild  » qui s’apparente plus au voyage, à l’aventure, alors que  » Her  » se tourne plus vers la liberté d’aimer, vivre et laisser vivre, plutôt que sur l’amour à proprement parler. Ce n’est pas un genre que j’apprécie particulièrement habituellement, d’autant plus lorsque les  » poèmes  » sont aussi courts, même s’il y en a des plus longs. L’écriture est même peut-être trop simple à mon goût, mais ça m’a permis de m’évader un peu, et c’est tout ce que j’en attendais. Dans le même genre, ce livre m’a décidé à me procurer Lait et miel de Rupi Kaur, même si je place la barre légèrement plus haute.

Note : 3 sur 5.

Vous connaissez ce recueil ? Ou celui de Rupi Kaur ? Vous en avez pensé quoi ?

Sauveur et Fils, T5

Série en cours. (T5/6) __ Edition : L’école des loisirs. __ Date de parution : Novembre 2019 __ Genre : Jeunesse.

UN PETIT RESUME DE LA SERIE.
Je vous retrouve pour vous parler du meilleur psychologue que j’ai pu croiser dans ma vie : Sauveur Saint-Yves ! Je vous accorde qu’il porte parfaitement son prénom. Nous avons retrouvé ses patients habituels, ainsi que son fils : Lazare, et toute sa famille recomposée ! Comme d’habitude, cette série est un condensé d’amour, de bienveillance et d’humour. Je vous invite à rejoindre Sauveur, et les Boys, si vous ne les connaissez pas encore.

DES SUJETS ABORDES RENTRE-DEDANS.
Comme toujours, j’ai aimé les personnages. Je suis toujours aussi fan de Sauveur, et d’Elliot. Je crois que c’est mon patient préféré ! Peut-être d’ailleurs parce que, encore une fois, Marie-Aude Murail a le chic pour parler de ces sujets si compliqués à aborder : la transidentité. On évoque les personnes, et notamment les adolescents, transgenres, ce qui ne revient pas très souvent dans les romans jeunesses. C’est dépeint avec une grande justesse il me semble, et suite à de nombreuses recherches, ce qui à la fois m’a beaucoup plu et m’a appris beaucoup de choses.
On aborde également le sujet du stress causé par les réseaux sociaux, des attaques gratuites que l’on peut recevoir. Louise, suite à l’écriture d’un livre pour les adolescentes, se retrouve attaquée car les trois filles décrites dans son livre sont toutes blanches, ce qui est, pour elle, logique, car elles représentent Louise elle-même et deux de ses copines plus jeunes ! On lynche tellement facilement les gens de nos jours… Je me suis aussi demandée s’il ne s’agissait pas d’un clin d’œil à ce qu’a subi Marie-Aude Murail elle-même suite à ses nombreux romans et au fait qu’elle apparait parfois comme une auteure controversée.

DES PERSONNAGES ET DES… ANIMAUX ATTACHANTS.
Sauveur, dans ce tome, se découvre également psychologue pour animaux suite à un sacré malentendu ! Pour autant, il finit lui-même par trouver son animal de prédilection, son animal totem. Si une de ses patientes s’amuse à changer d’animal toutes les semaines, elle m’a aussi interrogée sur ma propre envie d’adopter un animal ! Envie qui ne passe pas depuis que j’ai emménagé chez moi. J’ai voulu me prendre un chat, le mien étant resté chez mes parents pour ne pas le rendre malheureux, et ne pas le faire passer d’une maison avec jardin, à un appartement. Autant dire que ce livre m’a définitivement convaincue de prendre un petit animal à quatre pattes qui ronronne ! A voir par la suite… Oui, je crois en l’idée qu’un chat puisse être une thérapie meilleure que toute autre.

UNE FIN MOINS PLAISANTE QUE D’HABITUDE.
Malgré tout, j’ai quelques petits bémols à apporter. Il reste encore beaucoup d’interrogations, notamment vis-à-vis de Jovo, notre vieux personnage braqueur de banque et papi gâteau, avec qui j’ai du mal à accrocher, même si certains passages me font penser le contraire. En dehors de ça, et cela reste strictement personnel, j’ai du mal avec le livre lorsque l’on revient sur les origines antillaises de Sauveur : notamment lorsque l’on parle de sa famille ou qu’il prend la décision de « rentrer au pays ». Pour autant, j’attends toujours la suite de cette série avec impatience, puisqu’il s’agit encore une fois d’un coup de cœur, mais aussi de ma série doudou, comme j’aime à l’appeler.

Note : 5 sur 5.

Vous connaissez cette série de romans ? Elle vous plait ?

Je fais mon travail, je ne suis pas un rempart.

J’ai longtemps hésité avant d’écrire. Je ne rappellerai pas les faits, nous savons tous ce qui s’est passé ce vendredi 16 octobre 2020, juste avant les vacances scolaires. Je suis toujours en colère, et pas uniquement contre ceux qui ont perpétré cette violence. Je suis aussi en colère contre ceux qui veulent « nous rendre hommage. » Je n’ai pas besoin d’un hommage, ou encore qu’on me félicite dans la rue pour le travail que je fais. Je n’ai pas besoin de la reconnaissance que personne ne nous accorde habituellement à part quelques élèves et quelques parents. C’est trop facile de rendre hommage à une profession sur laquelle on crache à longueur de temps. Et cela vaut pour tous les corps de métier. Les professeurs, les médecins, les gendarmes, les caissières, et j’en passe ! On leur donne de la reconnaissance quand nous avons besoin d’eux plus particulièrement que d’habitude. Cette hypocrisie me gêne de plus en plus. Nous sommes le 9 novembre, et certains élèves menacent désormais de décapiter leurs professeurs. On arrête également des élèves de primaire pour  » apologie du terrorisme « . Ce monde est complètement fou.

Néanmoins, je tenais à rappeler quel était mon rôle au sein de l’éducation nationale : professeure de lettres modernes contractuelle. J’apprends aux élèves à écrire, à lire, à avoir un esprit critique sur ce qu’ils lisent et regardent. Je leur apprends le français dans tout ce qu’ils détestent le plus : la grammaire, l’orthographe, la conjugaison. Je soigne les peines de cœur quand c’est possible, je m’insurge et j’essaye de stopper le harcèlement scolaire. Je fais lire des livres qui ne plaisent pas à tout le monde, je corrige des copies parfois très bonnes, parfois mauvaises par manque de travail, d’envie, ou juste par difficultés. Je déplace des cours pour arranger les élèves, je réponds à toutes les questions, même si parfois elles n’ont aucun rapport avec mon cours. Comment on fait pour passer le permis ? L’avortement c’est légal ? Vous pensez quoi des jeux-vidéos ? Vous jouez vous-même ? Les mangas, c’est de la lecture ? Ca coûte cher de vivre seul.e ? Je réponds à tout. J’aime à dire que je suis professeure de culture générale, et pas uniquement lorsque je me retrouve devant des BTS. C’est ça mon travail. Je ne suis pas le dernier rempart contre le terrorisme, l’obscurantisme. Je suis juste professeure, et pas une héroïne de série Z.

Merci d’avoir fait votre travail, et probablement plus, pour toutes les fois où nous nous retrouvons assistantes sociales, psychologues, parents d’enfants qui ne sont pas les nôtres.

La ligne verte

Je vous vois venir. Je sais, c’est hyper connu… Toujours est-il que mon conjoint n’avait jamais regardé la ligne verte (Coucou à lui s’il passe par là, je vais le savoir rapidement…) Donc j’ai décidé de vous en parler quand même, après au moins dix visionnages de ce film depuis des années.

La ligne verte : Tom Hanks

Si vous ne connaissez pas La ligne verte, il s’agit d’un film américain fantastique, sorti en 1999. Il est tiré du roman de Stephen King qui porte le même nom et il a été réalisé par Frank Darabont qui a aussi réalisé Les évadés, c’est un autre excellent film dont je finirai par vous parler également. Les deux films sont d’ailleurs disponibles sur Netflix.

Pour rappel, La ligne verte, c’est l’histoire de Paul, un surveillant pénitencier dans le couloir de la mort. Il va faire la rencontre de John Coffey, condamné à mort pour le meurtre et le viol de deux petites filles. Néanmoins, Paul semble douter qu’il s’agisse réellement du géant, et des choses étranges se passent lorsque celui-ci touche un être vivant.

Mister Jingles

HISTOIRE ET NARRATION.
On pourra dire ce qu’on veut, je crois qu’aucun film n’a jamais réussi à me faire pleurer comme ça et aussi longtemps. Il y a tellement d’espoir et de douleur, c’est impressionnant. On s’attache à tout : les personnages, les lieux. C’est impressionnant. L’histoire est prenante malgré la longueur du film. (Franchement, vous en connaissez beaucoup des films qui vous tiennent pendant presque trois heures comme ça ?) J’aime beaucoup tous les détails que l’on peut y retrouver, du début à la fin… J’ai rarement vu une histoire aussi touchante, et pour une fois, j’ai vu le film avant de lire le livre ! Je n’ose même pas lire le livre actuellement, car j’ai peur qu’il soit meilleur que le film, et que par conséquent, je me mette à moins aimer le film. (Oui, on en est à ce point là !)

JEU DES ACTEURS.
Et c’est sur eux que repose tout le film, soyons sincères. On a des acteurs incroyables. Comme énormément de monde, je suis une grande fan de Tom Hanks. Néanmoins, l’acteur qui joue John Coffey est réellement exceptionnel tant physiquement parlant qu’au niveau des émotions ! Je suis aussi amoureuse de l’acteur qui joue Percy également. On adore détester et traiter ce personnage de tous les noms ! Preuve que l’acteur a eu un jeu juste parfait. J’ai été vraiment impressionnée, ça prend aux tripes.

John Coffey, parlant à Paul.

SECRETS DE TOURNAGE.

  • Il y a eu 15 Mr. Jingles ! Il a été très compliqué de leur apprendre les tours. Aucune souris n’a été maltraitée.
  • Doug (l’acteur qui a joué Percy) portait des chaussures qui grinçaient dans le but d’agacer le plus possibles les autres acteurs : cela devait se ressentir sur leur visage. On peut entendre le fameux bruit dans le film.
  • John Travolta a décliné le rôle de Paul Edgecomb.
  • Michael Duncan, l’acteur de John Coffey, était très grand, mais pas plus que Howell, incarné par David Morse. Le réalisateur a travaillé sur des angles variés pour donné une stature d’autant plus imposante à Michael.

Note : 5 sur 5.

Qu’avez-vous pensé de ce film ?